Concours

Présentation

Mardi 16 juin 2009

Bon, pour ceux qui ne seraient toujours pas au courant de mes activités bénévoles ghanéennes, je suis prof de français et d'anglais à l'école des Adventistes du Septième Jour. Je ne vais pas revenir sur l'aspect religion qui prends, à mon humble avis, un peu trop de place dans le curriculum... Récemment, les enfants m'ont demandé s'il était vrai que l'on brûle les morts en Europe. Parce que dans ce cas, on ne va pas au paradis... Ce que le dogme peut compliquer les choses les plus simples tout de même ! Alors si Jésus avait été brûlé, il n'aurait pas été au paradis ? Arrêtons avec ces conneries, s'il vous plait !

Bref, nous sommes en pleine saison des pluies en ce moment. Donc, de façon peu surprenante, il pleut. Même pendant la journée. A l'école, la pluie est quelque chose de très dérangeant ; il faut dire que l'école n'est pas en dur et qu'il y a des fuites... Sans compter que les gouttes font un boucan d'enfer en s'écrasant lourdement sur les toits de tôle ondulée !

Du coup, les enfants emmènent toutes sortes de bassines, cuvettes et calebasses pour que l'eau ne transforme pas le sol de sable des classes en gadoue marécageuse !

Certains enfants se cachent sous des parapluies trois fois plus gros qu'eux. Lorsque je sors mon appareil, ils se précipitent tous devant moi, réclamant des photos !

La pluie est très appréciée ici, car elle est nécessaire pour la bonne marche des récoltes futures. Du coup, les enfants, loin de se cacher dans les salles de classe, comme les nôtres, se précipitent sous les larmes du ciel et jouent, comme si de rien n'était !

Et pendant une éclaircie, les plus grands vaquent aux occupations de nettoyage des toilettes qui nécessitent une grande quantité d'eau pour neutraliser les odeurs... Chaque élève doit transporter dix fois un récipiant rempli d'eau et le déverser dans les toilettes !

Par Марина М
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Mardi 16 juin 2009
Vendredi, je me rends à Ho pour la seconde fois afin de récupérer mon passeport avec une extension de visa (accordée !). On m'a donné rendez-vous deux semaines après mon dépot de demande mais en récupérant mon passeport, je me rends compte qu'il était en réalité prêt quelques jours après que j'ai déposé ma demande ! Ne cherchons pas à comprendre l'administration ! Autre chose étonnante, j'ai payé pour une extension de visa d'un mois et j'ai obtenu deux mois (ce qui ne m'avance pas trop... mais bon) ; je ne sais pas s'ils ont cru que mon visa était valable deux mois peut-être... Ne cherchons vraiment pas à comprendre l'administration !
Pour repartir de la ville, j'attends que mon véhicule se remplisse (une heure ! car nous sommes en période creuse) et je regarde la vie s'agiter autour de moi... la gare ressemble plus à un marché qu'à autre chose... et ce qui est formidable, c'est que les vendeurs viennent vous trouver pour vous vendre toutes sortes de choses (les nourritures et boissons étant les bienvenues, évidemment).
Par Марина М
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Mardi 9 juin 2009
Samedi, Pasteur Simon étant venu passer deux semaines dans son pays d'origine, il m'emmène avec deux autres volontaires faire un peu de "sightseeing" dans la région du lac Volta.

Nous roulons jusqu'à Ho, où j'ai déjà été seule pour faire renouveler mon passeport. Puis, nous continuons jusqu'à Hohoe. Et de cette ville, nous bifurquons à l'est vers le village de Wli.

En route, nous passons des paysages magnifiques de grands arbres aux couleurs d'un vert éblouissant, des palmiers et cocotiers dont les palmes cherchent à balayer le sol... Nous escaladons les petites collines et je me pâme presque lorsque le lac s'offre à ma vue au détour d'un virage un peu plus sec, un peu plus haut également, que les autres. La nappe d'un bleu pâle et frêle s'étale timidement, bordée des collines et des villages alentours...

Et enfin, nous sommes à Wli ! Un guide nous entraîne sur le chemin sinueux grippant jusqu'aux chutes inférieures.

Et bientôt, la cascade se jette impétueusement devant nous. Nous profitons du beau temps pour contempler les lieux - et les nombreuses chauve-souris qui ont trouvé un repère aussi attrayant !

Et nous nous baignons un peu dans l'eau rafraîchissante... Je vais jusque derrière la cascade et à l'endroit où la chute frappe l'eau tranquille à ses pieds, des cercles-en-ciel, si je puis me permettre le néologisme, se forment autour de moi. C'est magnifique !

Par Марина М
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Lundi 1 juin 2009
Enfin, me voilà au Ghana ! Après un bref séjour dans la maison du coordinateur local, Chas, je me suis installée dans ma nouvelle famille d'accueil. "Daddy" et "Sister" ont quatre enfants. Le fils aîné est en pensionnat au collège. Les deux fils cadets et la benjamine sont à la maison.

Peu de temps après mon arrivée, de gros travaux sont entrepris à la maison ;

- changer le sable de la cour, jugé trop noir.

Un gros trou est donc creusé dans le jardin pour sortir le sable doré des profondeurs intestines de la terre. On doit ensuite répartir et étaler ce sable de manière relativement homogène sur toute la surface de la cour.

- repeindre la façade et le mur d'enceinte de la maison.

Les travaux sont faits... comme on les fait rarement du côté nord de l'hémisphère ; les limites de peintures sont tracées à main levée, et c'est assez impressionnant, je dois dire. Mais certaines couleurs ont eu droit à leur deuxième couche alors que d'autres, non ! Tout viendra en son temps, je suppose...

Bref, au milieu de tous ces travaux, je commence à trouver ma place. Je me lie un peu avec les membres de ma famille d'accueil, surtout avec Grace, la petite dernière, qui fait tellement de choses pour la maison.

Et avec une autre "Sister", qui me prépare à manger lorsque la "Sister" de ma famille d'accueil n'est pas là. Les deux ne parlent pas très bien anglais, d'ailleurs, mais nous nous débrouillons.

Par Марина М
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Vendredi 29 mai 2009
C'est un dimanche que j'ai choisi pour traverser la frontière et passer du côté ghanéen. C'est mon voyage le plus rapide et l'un des plus étonnant.

J'enfourche une moto et, ma valise calée devant le conducteur, mon sac à dos au dos et un autre sac à portée de main, nous roulons pendant une trentaine de minutes, jusqu'à la frontière. Là, la frontière est physiquement matérialisée par une barrière et des postes de grade. Je traverse à pied, suivant le flot, et je réalise que je change de pays parce que les gens ne parlent pas la même langue. D'un côté, les gens parlent français, de l'autre, ils parlent anglais !

Une fois au Ghana, après l'ennui moite et fastidieux des formalités, mon nouveau responsable m'emmène en taxi jusqu'à la maison, en un quart d'heure !

Par Марина М
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