Bon, pour ceux qui ne seraient toujours pas au courant de mes activités bénévoles ghanéennes, je suis prof de français et d'anglais à l'école des Adventistes du Septième Jour. Je ne vais pas revenir sur l'aspect religion qui prends, à mon humble avis, un peu trop de place dans le curriculum... Récemment, les enfants m'ont demandé s'il était vrai que l'on brûle les morts en Europe. Parce que dans ce cas, on ne va pas au paradis... Ce que le dogme peut compliquer les choses les plus simples tout de même ! Alors si Jésus avait été brûlé, il n'aurait pas été au paradis ? Arrêtons avec ces conneries, s'il vous plait !
Bref, nous sommes en pleine saison des pluies en ce moment. Donc, de façon peu surprenante, il pleut. Même pendant la journée. A l'école, la pluie est quelque chose de très dérangeant
; il faut dire que l'école n'est pas en dur et qu'il y a des fuites... Sans compter que les gouttes font un boucan d'enfer en s'écrasant lourdement sur les toits de tôle ondulée !
Du coup, les enfants emmènent toutes sortes de bassines, cuvettes et calebasses pour que l'eau ne transforme pas le sol de sable des classes en gadoue marécageuse !
Certains enfants se cachent sous des parapluies trois fois plus gros qu'eux. Lorsque je sors mon appareil, ils se précipitent tous devant moi, réclamant des photos !
La pluie est très appréciée ici, car elle est nécessaire pour la bonne marche des récoltes futures. Du coup,
les enfants, loin de se cacher dans les salles de classe, comme les nôtres, se précipitent sous les larmes du ciel et jouent, comme si de rien n'était !
Et pendant une éclaircie, les plus grands vaquent aux occupations de nettoyage des toilettes qui nécessitent une grande quantité d'eau pour neutraliser les odeurs... Chaque élève doit
transporter dix fois un récipiant rempli d'eau et le déverser dans les toilettes !
Et enfin, nous sommes à Wli ! Un guide nous entraîne sur le chemin sinueux grippant jusqu'aux chutes inférieures.
Et bientôt, la cascade se jette impétueusement devant nous. Nous profitons du beau temps pour contempler les lieux - et les nombreuses chauve-souris qui ont trouvé un
repère aussi attrayant !
Et nous nous baignons un peu dans l'eau rafraîchissante... Je vais jusque derrière la cascade et à l'endroit où la chute frappe l'eau tranquille à ses pieds, des
cercles-en-ciel, si je puis me permettre le néologisme, se forment autour de moi. C'est magnifique !
- changer le sable de la cour, jugé trop noir.
Bref, au milieu de tous ces travaux, je commence à trouver ma place. Je me lie un peu avec les membres de ma famille d'accueil, surtout avec Grace, la petite dernière, qui
fait tellement de choses pour la maison.